Droit du numérique · information & mise en relation
Un problème juridique en ligne ? Comprenez vos droits, puis parlez-en à un avocat.
Données personnelles, e-réputation, arnaque sur internet, litige e-commerce, contrat informatique : des repères clairs pour y voir plus clair, et une mise en relation gratuite avec un avocat partenaire.
Passionné par le droit du numérique, l’éditeur partage ici ce qu’il apprend en se posant les mêmes questions que vous. Pour votre situation personnelle, seul un avocat peut vous conseiller.
Domaines
Quel est votre problème ?
Choisissez le domaine qui correspond à votre situation pour trouver les repères essentiels.
RGPD et données personnelles
Collecte abusive, fuite de données, droit d’accès ou d’effacement refusé, sanction de la CNIL…
Voir le domaine → 💬E-réputation et diffamation en ligne
Avis malveillants, propos injurieux, usurpation d’identité, déréférencement…
Voir le domaine → 🛡️Cybercriminalité et arnaques en ligne
Escroquerie sur internet, piratage de compte, rançongiciel, faux sites…
Voir le domaine → 🛒Droit de l’internet et e-commerce
Obligations d’un site marchand, CGV, litige avec une plateforme ou un vendeur en ligne…
Voir le domaine → ©️Propriété intellectuelle et droit d’auteur en ligne
Contenu copié, contrefaçon, nom de domaine, droit à l’image, marque sur internet…
Voir le domaine → 📄Contrats informatiques et IT
Contrat de développement, SaaS, maintenance, licence logicielle, litige avec un prestataire…
Voir le domaine →Comment ça marche
Une mise en relation en 3 étapes
Simple, gratuit et sans engagement.
01
Décrivez votre situation
Remplissez le formulaire en quelques lignes : domaine concerné, faits, ce que vous souhaitez.
02
Transmission à un avocat partenaire
Votre demande est transmise à un avocat partenaire intervenant en droit du numérique.
03
L’avocat vous recontacte
C’est l’avocat, et lui seul, qui analyse votre situation et vous indique les suites possibles.
Guides
Derniers articles
Mention « tous droits réservés » : portée juridique et recours
Comprenez la portée de la mention tous droits réservés en France, ses limites et les démarches à suivre avant une réutilisation ou après une copie.
Comment lire un tarif d’infogérance informatique sans surprise
Apprenez à décoder un devis d’infogérance, à distinguer le forfait des frais ponctuels et à repérer les prestations réellement incluses avant de comparer les offres.
Risques cyber en PME : repérer les attaques et agir
Repérez les signes d’une cyberattaque en PME, adoptez les premiers réflexes et comprenez les obligations de notification et les risques juridiques.
FAQ
Questions fréquentes
Puis-je réutiliser une image trouvée sur Google Images ?
En principe non, pas sans autorisation. Google Images affiche des images publiées par d’autres, il ne vous donne aucun droit dessus. Une photo originale est protégée par le droit d’auteur, et toute reproduction faite sans le consentement de son auteur ou de ses ayants droit est illicite selon l’article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle. Les exceptions prévues par la loi, comme la courte citation, sont étroites et ne permettent pas d’illustrer librement un site. Avant de publier, vérifiez la licence indiquée sur le site d’origine ou demandez l’accord écrit de l’auteur, pour l’usage précis que vous prévoyez. J’ai moi-même fait cette erreur en tant que webmaster, et c’est en cherchant comment réagir que j’ai compris la règle.
On me réclame de l’argent pour une image publiée sur mon site : que faire ?
Ne laissez pas le courrier sans réponse. Vérifiez d’abord qui réclame : l’auteur, ses héritiers ou la personne à qui les droits ont été cédés peuvent agir. Vous pouvez demander à l’expéditeur de justifier ses droits sur l’image avant tout paiement. Rassemblez ce que vous avez, comme une licence, une facture de banque d’images ou la date de mise en ligne. Ce type de courrier demande en général de retirer l’image et de verser une indemnité, et une négociation amiable est souvent tentée avant tout procès. Si vous devez vous défendre, le site peut vous mettre en relation avec un avocat.
Quelles règles RGPD pour une petite boutique en ligne ?
Le RGPD s’applique à toutes les entreprises, même à une toute petite boutique. Tenez un registre des traitements, la CNIL en propose un modèle simplifié. Ne collectez que ce qui sert à la commande, informez vos clients sur chaque formulaire et donnez-leur un moyen simple d’exercer leurs droits. Pour un client inactif, la CNIL recommande de supprimer ses données au plus tard trois ans après la fin de la relation commerciale, en général son dernier achat. Les données que la loi vous oblige à garder, comme les factures, sont archivées à part, avec un accès restreint. Enfin, tout cookie qui n’est pas strictement nécessaire au fonctionnement du site, notamment publicitaire ou lié aux réseaux sociaux, exige le consentement préalable du visiteur.
Comment savoir quelles données une entreprise a sur moi, et les faire effacer ?
Écrivez à l’organisme, ou à son délégué à la protection des données, pour exercer votre droit d’accès : il doit vous fournir une copie de vos données. Vous pouvez aussi demander leur effacement, en précisant lesquelles, par exemple si elles ne sont plus utiles ou si vous retirez votre consentement. Ce droit a des limites : l’organisme peut garder ce que la loi l’oblige à conserver, comme vos factures. Ces démarches sont gratuites. L’organisme doit répondre sous un mois, jusqu’à trois mois si la demande est complexe. Gardez une preuve de votre demande. Sans réponse, ou si la réponse reste insuffisante après l’avoir contestée, vous pouvez saisir la CNIL.
Comment faire disparaître un résultat Google qui sort sur mon nom ?
Demandez le déréférencement au moteur de recherche, avec son formulaire en ligne. Indiquez l’adresse exacte du résultat et expliquez pourquoi il vous porte préjudice. Le moteur doit répondre sous un mois, trois mois pour une demande complexe, et il peut refuser si l’information doit rester accessible au public. Attention, le déréférencement retire seulement le lien des recherches faites sur vos nom et prénom. La page reste en ligne, et pour la faire supprimer il faut vous adresser au site lui-même. En cas de refus ou sans réponse, vous pouvez saisir la CNIL.
Que faire face à des propos diffamatoires ou injurieux en ligne ?
La diffamation accuse une personne d’un fait précis qui porte atteinte à son honneur ou à sa considération. L’injure est une expression outrageante qui ne contient aucun fait précis. Dans les deux cas, signalez le contenu à la plateforme ou à l’hébergeur en le décrivant, avec son adresse URL, vos coordonnées et une déclaration de bonne foi. Conservez des captures datées. Sauf propos racistes ou discriminatoires, PHAROS ne traite pas ces cas : contactez la police ou la gendarmerie, qui reçoivent aussi les plaintes, ou écrivez au procureur. Le délai est court : trois mois après la publication, un an si les propos sont racistes ou discriminatoires. Un signalement à la plateforme n’arrête pas ce délai.
Que faire en cas de cyberharcèlement ?
Rassemblez des preuves datées : captures d’écran, messages, attestations de témoins. Signalez les faits à la police ou à la gendarmerie par leur service de discussion en ligne, et demandez à la plateforme de retirer les contenus. En cas de menaces ou d’incitation à la violence, un signalement sur PHAROS est aussi possible. Vous pouvez déposer plainte, y compris contre X, jusqu’à six ans après le dernier acte. Les mineurs et les jeunes majeurs peuvent appeler le 3018, gratuit et anonyme.
Compte piraté ou arnaque en ligne : quels réflexes ?
Si vous avez donné vos coordonnées bancaires ou repéré des débits suspects, prévenez votre banque et faites opposition. Pour un compte piraté, Cybermalveillance.gouv.fr recommande de demander au service concerné de réinitialiser l’accès, de changer le mot de passe partout où vous l’utilisiez, d’activer la double authentification et de déconnecter les appareils inconnus. Prévenez vos contacts et gardez les preuves. Pour certaines arnaques sur internet, comme un faux site de vente ou le piratage d’une messagerie, un particulier majeur peut déposer plainte en ligne sur THESEE, la plateforme du ministère de l’Intérieur. Sinon, la plainte se dépose au commissariat, à la gendarmerie ou par courrier au procureur.
Puis-je annuler un achat fait sur internet ?
Oui, si vous avez acheté à un professionnel, sauf exceptions. Pour un achat à distance, vous avez au moins 14 jours pour changer d’avis, sans vous justifier. Le délai court à partir du lendemain de la réception du bien, ou de la conclusion du contrat pour un service. Envoyez au vendeur le formulaire de rétractation ou un écrit clair, car renvoyer le colis sans rien dire ne suffit pas. Renvoyez ensuite le bien sous 14 jours, les frais de retour restant en général à votre charge. Le vendeur vous rembourse sous 14 jours, livraison standard comprise, mais il peut attendre d’avoir récupéré le bien ou la preuve de son envoi. Le sur-mesure et les billets de spectacle à date fixe sont notamment exclus.
Sources
Légifrance, article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle
Service-Public.fr, « Diffamation »
Également consultés : CNIL, Service-Public.fr (injure, cyberharcèlement, achat à distance), Cybermalveillance.gouv.fr, Ma Sécurité (THESEE, PHAROS).
Besoin de l’avis d’un avocat en droit du numérique ?
Expliquez votre situation : votre demande est transmise à un avocat partenaire. Gratuit et sans engagement.
Être mis en relation avec un avocatDroit du Numérique partage des informations juridiques générales. Son éditeur, passionné par le droit du numérique sans être avocat, y explique ce qu’il apprend en se posant les mêmes questions que vous. Pour analyser votre situation et vous conseiller, la mise en relation vous oriente vers un avocat partenaire.